Dimanche 15 Juillet 2012

Nous sommes réveillés par le chant du coq, mais aussi par le cuisinier qui, comme hier matin, nous apporte un maté de coca pour nous réveiller : « Quieren mate de coca ? ». Pour le petit dej ce matin, on nous sert une omelette de légumes, en plus du pain/beurre/confiture, c’est plutôt original ! Nous partons vers 7h, à travers la jungle. Nous avons eu l’explication de ce qu’est la « cloud jungle » : elle est appelée comme ça en comparaison avec la « rain jungle » (l’Amazonie), où il pleut plus, alors que la « cloud jungle » est seulement humide… On appelle aussi la « cloud jungle » : « up jungle » et la « rain jungle » : « low jungle », car l’Amazonie est beaucoup plus basse en altitude, pratiquement au niveau de la mer, alors que la « cloud jungle » va jusqu’à 2500m d’altitude. Vous me suivez ? ;)

15072012-DSC_7418

15072012-DSC_7420

15072012-DSC_7422Notre camp au levé du soleil

15072012-DSC_7430Il faisait encore froid ce matin

15072012-DSC_7433

Nous traversons un petit village, et Javier notre guide, nous raconte que la saison des pluies fait des ravages ici, elle crée des glissements de terrains, et a fait 1000 morts en 1999 en détruisant un village entier. Ces catastrophes réapparaissent tous les 15-20 ans. Nous continuons dans la jungle, sur un chemin qui ne fait que monter et descendre, cela me fait penser aux bords du Gesvres, près de chez mes parents.

15072012-DSC_7437La temperature est montée beaucoup plus vite que les autres jours

15072012-DSC_7438

15072012-DSC_7444

15072012-DSC_7447

15072012-DSC_7449

img43

La fatigue des 2 jours précédents nous donne l’impression d’une randonnée bien longue. « Que 5h de marche aujourd’hui », nous dit Javier. Ouf, mais 5h sur la matinée ! Le petit sentier est parfois interrompu par des cabanes d’habitants qui vendent des boissons et des barres de céréales sucrées. A ces endroits, nous retrouvons à chaque fois des poules, des coqs, des chiens tous maigres qui nous demandent à manger (le Pérou est le pays des chiens maigres !), nous avons même vu un dindon bien moche avec son cou tout mou ! Javier nous fait gouter un fruit de la passion. C’est un fruit à la peau dure, comme une coque, qu’il faut casser. A l’intérieur, il y a plein de petits grains, le tout ressemble à de la cervelle, mais c’est très bon ! Notre chemin rejoint une piste que les voitures peuvent emprunter ; un mini car à touristes nous y attend pour nous emmener à l’endroit du déjeuner. C’est le dernier déjeuner que nous prenons avec le groupe, et préparé par nos 2 cuisiniers qui vont nous quitter aujourd’hui. Il est énorme : du guacamole, une salade de quinoa, une autre de légumes crus, une omelette, de la viande pour végétariens… Nous n’arrivons pas à tout finir.

15072012-DSC_7456

15072012-DSC_7458

15072012-DSC_7463

15072012-DSC_7466

img44

 

15072012-DSC_7472C'est vraiment très moche un dindon !

15072012-DSC_7473Un fruit de la passion fraichement cueillie

15072012-DSC_7475

15072012-DSC_7477Une pasteque

15072012-DSC_7488

Après manger, le fils du producteur de café, Cristian,  est venu nous chercher. Nous prenons le bus tous ensemble (sur une piste défoncée, le bus a du mal à monter la cote, c’est folklo !). Le bus nous laisse sur le bord de la route avec Cristian, qui nous conduit à sa maison. Nous rencontrons sa maman, qui nous offre du café avec quelques trucs à grignoter : de l’avocat, une sorte de pomme de terre et du fromage. Même si nous ne sommes pas des buveurs de café, nous le trouvons très bon. Nous attendons Enrique Alvarez, le père, le producteur de café. C’est son anniversaire aujourd’hui, mais il avait du travail, il était porteur sur le chemin des Incas pour un groupe de trekkeurs. Cela lui fait un complément de revenus.

 

15072012-DSC_7498

15072012-DSC_7499

15072012-DSC_7502

Il nous montre une partie de sa parcelle de café (qui en tout fait 2,5ha). Nous ramassons ensemble des fruits de café : des petites boules rouges qui ressemblent à des cerises. Nous les passons ensuite dans une machine artisanale qui permet de séparer la coquille rouge de la graine de l’intérieur. Ces graines sont ensuite séchées au soleil pendant environ 4 jours. Enrique les envoie telles quelles à la coopérative de café, COCLA, qui va s’occuper du reste du processus de transformation du café et qui va l’exporter. Le café d’Enrique est vendu à la marque de café équitable britannique « Café Direct ». Il garde une partie de la production pour sa consommation personnelle et pour la famille ou les amis. Du coup, il nous montre le reste du processus. Les grains séchés sont passés dans une moulinette pour séparer de nouveau la coquille sèche de la graine finale, qui est blanche. Ces graines sont ensuite torréfiées, c'est-à-dire passées dans une grosse casserole en fonte sur le feu pendant environ 40 minutes. C’est à ce moment là que les graines prennent cette couleur marron café que nous connaissons. Les graines sont enfin moulues dans une moulinette.

16072012-DSC_7507Après le ramassage des grains rouges, il faut casser la coque pour récupéré les 2 grains

16072012-DSC_7509

16072012-DSC_7511

16072012-DSC_7513

16072012-DSC_7517Un nouveau tri est nécessaire car le tamis ne suffit pas

16072012-DSC_7519Il faut ensuite laisser secher les graines pendant 4 jours

16072012-DSC_7520

Dans l’après midi, la femme d’Enrique nous demande ce que nous voulons manger pour le diner. Elle nous propose du poulet ou du cuy (cochon d’Inde, la spécialité locale). Dans les 2 cas, nous voyons ces animaux se balader tranquillement dans la cuisine et dans la cour. Basile voulait tester le cuy. Elle choisit alors un cochon d’Inde bien gros et gras, lui tort le coup (je n’ai pas pu regarder, trop horrible !) et le met dans l’eau pour lui enlever tous ses poils et le cuisiner pour le soir ! Il est cuit sur une broche, au feu de bois. Le soir, nous avons mangé le cochon d’Inde qui se baladait quelques heures auparavant dans la cuisine… ! Plutôt bon au goût, un peu plus fort que le poulet, mais psychologiquement, pas évident à manger ! Après cet épisode un peu traumatisant, il faut le dire, nous aidons Enrique et sa femme à enlever les coquilles des graines de café séchées.

15072012-DSC_7495Le garde mangé

15072012-DSC_7498la déco de la cuisine..

15072012-DSC_7499

16072012-DSC_7519Il faut enlever la petite coque autour de la graine

16072012-DSC_7538Travail minutieux

16072012-DSC_7534Le café est prêt à être torrifier

16072012-DSC_7523Julie en train de torrifier le café

16072012-DSC_7530

16072012-DSC_7533

16072012-DSC_7547

16072012-DSC_7550

16072012-DSC_7551

16072012-DSC_7551